mercredi 4 janvier 2012
La TVA sociale, c'est quoi?
La "TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) sociale" est un projet du gouvernement qui pourrait être mis en place dans les semaines qui viennent.
L'idée est simple: baisser les charges sociales payées par les entreprises pour financer la Sécurité sociale et en échange, augmenter la TVA sur tout ce que nous achetons tous les jours. En gros, Je suis une entreprise qui fabrique des tournevis. Chaque année, je paye un impôt qui finance la Sécu. Avec la TVA sociale, le gouvernement propose de baisser mon impôt. Chouette! Ainsi, je pourrai vendre mes tournevis moins cher et ainsi, devenir plus intéressant face aux tournevis fabriqués par les entreprises chinoises ou américaines (qui elles, évidemment, ne payent pas d'impôt pour la Sécu et vendent donc leurs tournevis moins chers). Mais comme il faut toujours de l'argent pour la Sécu, le gouvernement veut augmenter la TVA que nous payons sur tous les produits, les jeans, les pneus, les mixers...
Pour rappel, le montant de la TVA est aujourd'hui à 19,6%. Ainsi, quand on achète un jean 100 Euros, il y a 19, 60 Euros qui finissent dans les caisses de l'État.
lundi 2 janvier 2012
Le scandale des prothèses PIP
L'affaire remonte au début 2010. A l'époque, l'Affsaps (l'agence qui contrôle tout ce qui concerne la santé en France) demande qu'on retire du marché les prothèses mammaires (pour seins) de la marque PIP (Poly Implant Prothèse). Et pour cause: la pellicule qui enveloppe le gel se déchire très facilement... et le silicone coule ensuite à l'intérieur du sein. Par ailleurs, le gel utilisé n'est pas celui qu'on utilise d'habitude dans ce genre de prothèses. La justice ouvre alors une enquête et un numéro vert est mis en place pour les femmes implantées: elles sont 30 000 en France (500 000 dans le monde). Chez nous, 2 500 plaintes sont déposées.
Aujourd'hui, rebondissement: d'après RTL (qui a mis la main sur la composition du silicone utilisé par la société PIP), on retrouve dans les prothèses PIP des traces d'un produit utilisé d'habitude pour... les carburants. L'avantage de ce gel: il est 10 fois moins cher que les autres. L'inconvénient: il provoquerait la déchirure de l'enveloppe de silicone. Information confirmée par l'Allemand Brenntag, le plus gros distributeur de produits chimiques au monde: il a bien fourni la société PIP en silicone, un silicone utilisé d'habitude dans l'électronique. De son côté, PIP dément en bloc.
L'affaire Karachi (ou Karachigate)
Tout commence le 8 mai 2002 à Karachi au Pakistan. Ce jour-là, un attentat fait 15 morts. Parmi eux, 11 Français, des employés de la DCN, un fabricant de sous-marin militaires. Très vite, les enquêteurs oublient la piste Al-Qaida et soupçonnent un scandale politico-financier, en l'occurrence un système de rétro-commission.
Le principe est simple: quelques années plus tôt, en 94, la France veut vendre des sous-marins au Pakistan. Mais pour vendre ses sous-marins au Pakistan, la France a besoin d'intermédiaires, des hommes d'affaires au carnet d'adresse bien rempli. Une fois la vente signée, la France paye ces intermédiaires, en échange des services rendus. Une pratique courante et parfaitement légale. Ce qui est moins légal en revanche, c'est quand une partie de ces commissions revient en France, en secret, quelque temps plus tard. C'est ce qu'on appelle une "rétro-commission". Pour faire simple, Je suis un intermédiaire, je reçois 100 de la part de l'Etat français, je garde 80 et je donne 20 à un autre avec qui je suis de mèche. Cet autre, ce pourrait être Édouard Balladur, qui a besoin d'argent pour financer sa campagne électorale. Nous sommes en 95, Balladur est au coude-à-coude avec Chirac dans la course à la Présidentielle. Ce n'est pour l'instant qu'une hypothèse.
Quelques semaines plus tard, Jacques Chirac est élu président. Première décision, il stoppe le versement de ces commissions. L'attentat de Karachi serait alors une représaille des intermédiaires furieux de ne plus toucher leur argent.
Le principe est simple: quelques années plus tôt, en 94, la France veut vendre des sous-marins au Pakistan. Mais pour vendre ses sous-marins au Pakistan, la France a besoin d'intermédiaires, des hommes d'affaires au carnet d'adresse bien rempli. Une fois la vente signée, la France paye ces intermédiaires, en échange des services rendus. Une pratique courante et parfaitement légale. Ce qui est moins légal en revanche, c'est quand une partie de ces commissions revient en France, en secret, quelque temps plus tard. C'est ce qu'on appelle une "rétro-commission". Pour faire simple, Je suis un intermédiaire, je reçois 100 de la part de l'Etat français, je garde 80 et je donne 20 à un autre avec qui je suis de mèche. Cet autre, ce pourrait être Édouard Balladur, qui a besoin d'argent pour financer sa campagne électorale. Nous sommes en 95, Balladur est au coude-à-coude avec Chirac dans la course à la Présidentielle. Ce n'est pour l'instant qu'une hypothèse.
Quelques semaines plus tard, Jacques Chirac est élu président. Première décision, il stoppe le versement de ces commissions. L'attentat de Karachi serait alors une représaille des intermédiaires furieux de ne plus toucher leur argent.
Pourquoi Nicolas Sarkozy apparait-il dans le dossier? A l'époque où Balladur est candidat à la Présidentielle, Sarkozy est son directeur de campagne. A ce moment-là, il est aussi ministre du Budget. L'an passé, un rapport de la police luxembourgeoise épingle Sarkozy: entre 1993 et 1995, en tant que ministre du Budget, c'est lui qui aurait donné son feu vert pour monter deux sociétés (Heine et Eurolux), par lesquelles auraient transité l'argent qui revenait du Pakistan. Là encore, il ne s'agit que d'une hypothèse.
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