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jeudi 19 avril 2012

L'affaire Breivik

Le procès du Norvégien Anders Breivik (32 ans) s'est donc ouvert ces jours-ci à Oslo (la capitale de la Norvège). Terroriste d'extrême droite, il avait fait exploser une bombe devant un immeuble administratif (8 morts) avant d'ouvrir le feu dans un camp de jeunes militants politiques de gauche réunis sur la petite île d'Utøya (69 morts). C'était en juillet 2011. Il risque la prison à perpétuité.

Les principales tueries de ces dernières années dans le monde
1) 1996, Tasmanie, Martin Bryant (29 ans) : 35 morts
2) 2009, USA (campus de l'Université de Virginia Tech), Cho Seung-hui (23 ans): 33 morts
3) 2009, Allemagne (école) Tim Kretschmer (17 ans): 15 morts
4) 1995, France, Eric Borel (16 ans): 15 morts. 
Le 23 septembre à Toulon, Eric Borel commence par assassiner sa famille avant de marcher plusieurs kilomètres jusqu'au village de Cuers. Le lendemain, il abat 12 personnes au hasard dans les rues. A l'arrivée de la police, l'adolescent se suicide.
5) 2009, USA, Jiverly Wong (41 ans): 13 morts

samedi 7 avril 2012

Un tueur en série dans l'Essonne? Pas sûr...

L'affaire. 4 meurtres en 5 mois dans l'Essonne et à chaque fois la même arme (un pistolet semi-automatique 7,65). Dernier en date, avant-hier: une mère de famille abattue dans le hall de son immeuble à Grigny (une balle dans la tête et une au thorax). Avant ça, en novembre dernier, une femme de 35 ans est abattue sur son parking à Juvisy. 3 mois plus tard, c'est son voisin qui est assassiné sur un parking. Enfin en mars, c'est au tour d'un homme de 80 ans, dans le hall de son immeuble.
L'enquête. La police recherche un homme blanc, d'1,80m, qui s'enfuit à moto (une Suzuki bleue et blanche). Pourtant, les enquêteurs ont déjà arrêté un suspect, l'ancien amant de la première victime. Il nie en bloc. Problème: les experts ont retrouvé des traces de poudre sur ses avant-bras juste après le premier meurtre (quand on tire au pistolet, l'arme projette de la poudre des balles sur les mains et les bras du tireur). D'après les enquêteurs, il n'aurait pas supporté la rupture et aurait abattu sa maitresse. La police cherche donc aujourd'hui un complice qui aurait récupéré l'arme, peut-être pour "innocenter" le principal suspect.

vendredi 23 mars 2012

L'affaire du tueur de Toulouse

Certains lecteurs de Clearstream se sont émus de ne trouver aucune information relative à l'affaire du tueur de Toulouse au moment de son déroulement. Clearstream, fidèle à sa ligne éditoriale, refuse de participer à cette course folle (à laquelle se sont livrés la plupart des médias d'info en continu) qui consiste à donner des informations non vérifiées, sur la base de rumeur et se cachant derrière l'usage du conditionnel. L'affaire aujourd'hui éclaircie, Clearstream est fier de vous présenter son récit du dossier.

L'affaire. Elle commence le 11 mars dernier à Toulouse. Un militaire poste une petite annonce sur internet pour vendre sa moto. Il a rendez-vous avec Mohamed Merah (le tueur de Toulouse). Le militaire est retrouvé mort au pied de sa moto, une balle dans la tête. Quatre jours plus tard, à Montauban cette fois, 3 militaires retirent de l'argent à un distributeur en face de leur caserne. Un homme en scooter s'arrête à leur niveau et ouvre le feu. 2 militaires sont tués, un autre est gravement blessé. Très vite, les enquêteurs font le lien entre les deux affaires. Le signalement du tueur est maigre: un homme habillé en noir, au guidon d'un scooter très puissant (un T-Max Yamaha) qui tire au pistolet (calibre 11.43). Quatre jours encore plus tard, le tueur au scooter tire sur les élèves d'une école juive de Toulouse: 4 morts dont 3 enfants. 
L'enquête. Les policiers épluchent alors les adresses IP (une sorte de plaque d'immatriculation à l'intérieur de chaque ordinateur) de tous ceux qui se sont connectés à la petite annonce de la moto. Un nom ressort, celui d'une mère de famille d'origine algérienne: ces deux fils, les frères Merah, sont connus pour leurs penchants salafistes, la branche la plus dure de l'Islam. Autre indice, celui d'un concessionnaire de scooter qui prévient la police: l'un des frères Mérah est venu demander comment retirer le système de repérage GPS sur son scooter. 
L'assaut. La famille Merah est placée en garde-à-vue. Mohamed Merah, le principal suspect, est retranché dans un appartement à Toulouse. Après 31 heures d'attente, le RAID (les troupes d'élite de la police) lance l'assaut. Merah réplique, il est tué d'une balle en pleine tête. 
La polémique. Mohamed Merah, 23 ans, un Français d'origine algérienne, était pourtant connu des services anti-terroristes. En 2010, il part en Afghanistan. A son retour, il est interrogé par la police et fiché mais les renseignements français concluent qu'il n'est pas une menace. Au même moment, les USA l'interdisent de vol vers leur pays. Fin 2011, Merah part cette fois pour le Pakistan. A son retour, il est encore interrogé par la police. Conclusion du rapport: "Il n'est resté que deux mois, n'a donc pas eu le temps de suivre une formation terroriste." Par ailleurs, amateur de "discothèques et de filles", il "n'est pas entrain de basculer dans une radicalisation salafiste." Une thèse aujourd'hui balayée par les images filmées par le tueur au moment de ses assassinats: membre d'Al Qaida, il voulait venger la mort des enfants palestiniens et punir les militaires français partis en Afghanistan.

mardi 7 février 2012

L'assassinat du Préfet Erignac

L'assassinat. Il y a 14 ans, presque jour pour jour, Claude Erignac (61 ans), préfet de Corse (un très haut poste dans l'administration, le préfet gère une région tout entière) est assassiné dans une rue d'Ajaccio alors qu'il doit assister à un concert de musique classique. Il reçoit 3 balles de pistolet dans la nuque.
L'enquête. Très vite, l'enquête se tourne vers les indépendantistes corses (en Corse, certains groupes ou partis politiques réclament d'être "détachés" de la France). 4 hommes sont alors arrêtés, trahis par leurs téléphones portables. Il font partie du commando qui a préparé puis assassiné le préfet. Tous dénoncent Yvan Colonna, un militant indépendantiste corse: c'est lui qui aurait tiré sur Claude Erignac. Mais voilà, Yvan Colonna s'enfuit.
Le procès. Après 4 ans de cavale, Yvan Colonna est retrouvé caché dans une bergerie de la montagne corse. En 2007, il est condamné à la prison à perpétuité.

Principal groupe indépendantiste corse: FLNC (Front de Libération Nationale Corse)
Depuis 76 (date de sa création), le FLNC a revendiqué des centaines d'attentats en Corse et sur le continent. Ces attentats visent souvent des préfectures, des gendarmeries ou des centres de impôts, bref des symboles de l'Etat français. Ces attentats ne visent jamais des "civils". Néanmoins, il fait 9 morts.

Ce que réclament, entre autres, les indépendantistes corses:
-l'indépendance à l'État français (qualifié d'état colonial).
-la défense de la langue corse et son apprentissage obligatoire dans les écoles en Corse.
-la limitation du tourisme en Corse.

mercredi 18 janvier 2012

Peut-être un violeur en série à Paris

Depuis quelques jours, la police judiciaire de Paris diffuse un portrait robot (dans les commissariats et les gendarmeries): un homme noir, 30 ans, 1,75m, cicatrice sur le visage. Il a déjà violé 2 femmes (le même jour) et une ado. Le mode opératoire est toujours le même: il suit ses victimes jusqu'à chez elles, vole leur Carte bleue et les viole. L'une d'elle s'est débattue, elle a reçu 19 coups de couteau. Le profil des victimes est aussi le même: femme européenne, cheveux et yeux clairs.
Il parle aussi beaucoup (nationalité, religion...) à ses victimes, allant jusqu'à s'excuser quand il s'en va. 

lundi 16 janvier 2012

Affaire Grégory: toujours pas de coupable

Le contexte. 28 ans après l'assassinat du petit Grégory, les dernières analyses de la justice n'ont rien donné. Depuis quelques semaines, les enquêteurs étudiaient une cordelette et un cheveu retrouvé sur le pantalon du petit garçon. Mais voilà, aucun ADN (la signature génétique, unique, de chacun de nous) n'est ressorti. Dernière chance de trouver l'assassin, la comparaison des voix du corbeau et des proches de l'affaire. Les conclusions sont attendues dans quelques mois.
L'affaire. Le 16 octobre 84, les gendarmes repêchent le corps d'un petit garçon, Grégory Villemin (4 ans) noyé dans la Vologne (une rivière des Vosges dans l'est de la France), les mains et les pieds attachés. Depuis des mois, les parents de l'enfant recevaient les menaces d'un corbeau (l'auteur d'une lettre ou d'un coup de fil anonymes). Très vite, les enquêteurs se tournent vers Bernard Laroche, un cousin de la famille, dénoncé par sa belle-soeur. Il clame son innoncence mais le père du petit Grégory n'y croit pas: il l'abat d'un coup de fusil.
La polémique. Depuis l'enquête piétine. Et pour cause: les gendarmes ont baclé l'enquête et sali les pièces à conviction (les indices retrouvés pendant une enquête), laissant leurs empreintes digitales et leurs ADN un peu partout.

jeudi 15 décembre 2011

La tuerie de Liège

Avant-hier, dans le centre de Liège en Belgique, un homme ouvre le feu sur la foule avant de se suicider. Bilan, 4 morts et 125 blessés. Quelques heures plus tard, la police retrouve le cadavre d'une femme dans un hangar au nom du tueur, plus des armes et presque 10 000 pièces détachées de pistolets, revolvers et fusils.

Comment reconnaitre un homme armé?